Pierre Badaroux

Contrebasse, basse électrique, ukulélé, électronique et composition

Pierre Badaroux est né en 1969. Parallèlement à des études supérieures (Maîtrise d'Information et Communication), il mène un cursus Jazz à l'ENM de Villeurbanne, de Chambéry, et au CNR de Metz.
Jeune musicien, son désir d'écriture le mène naturellement à créer son premier quartet, IF, qui sera l'une des matières importantes de la résidence qu’il mènera pendant 3 ans avec Catherine Delaunay et Bruno Tocanne et l'association AGAPES à Lyon. Il y joue avec Louis Sclavis, Régis Huby, Denis Badault, Daunik Lazro, François Raulin, Jean-François Baëz, Lucia Recio...
C’est en entamant un cycle d’écriture pour l’image qu’il ouvre son champ de composition à de nouvelles formes artistiques. A travers plusieurs créations de cinéma-concert (Arsenal - 2004, l’Homme à la caméra - 2006 & 2009, Finis Terrae - 2008, les Aventures du Prince Ahmed - 2011) faisant se rencontrer écriture, improvisation, électro acoustique et multi-diffusions du son, il développe une écriture plus complexe, exigeante en terme d’interprétation, non moins mélodique, et toujours narrative. Il y développe une véritable singularité d’écriture.
Avec Laurent Sellier, il crée les concerts narratifs sous casques, spectacles qui mêlent musiques acoustiques, électroniques, et voix parlée (autour de textes narratifs, poétiques, documentaires...), dans un dispositif singulier dédié à une écoute exclusivement sous casques. Faisant se côtoyer instruments acoustiques, électriques, objets sonores, sons enregistrés et lutherie électronique, au service d’une création musicale et sonore aux influences musicales multiples et d’une production sonore de type discographique, il développe une approche de multi-instrumentiste (contrebasse, basse, harmonium, ukulélé, claviers et ordinateur...) au service de la narration. Ainsi ont été créés, en 2010, l’Histoire de Clara et La Savoie dans la tête, puis en 2012, Danbé et A l’impossible on est tenu, et répondent à diverses commandes uniques.
En 2014, il crée Clima(x), un concert documentaire, continuant d’explorer la voie d’une rencontre entre la musique vivante, l’électro-acoustique et la voix parlée, adaptant la bande dessinée Saison brune de P. Squarzoni sur le thème du changement climatique.
En 2015, il réalise 10 portraits sonores et électroacoustique d’habitants de Gradignan (33) sur commande du Théâtre des 4 Saisons, scène conventionnée.
En 2016, sur une commande de Scènes et Territoires en Lorraine, il compose Une forêt d’exception(s), 10 poèmes sonores, avec le poète Dominique Sampiero, et le photographe Emmanuel Rioufol, qui mêlent aux voix du poèmes musique acoustique (chant, piano, violoncelle, contrebasse) et électroacoustique, sur les traces de la Première Guerre mondiale.
En 2017, il créé le spectacle Je suis la bête, d’après le roman de Anne Sibran, composant pour violoncelle, contrebasse et dispositif électroacoustique. Cette même année, il continue d’explorer le champ de la composition mixte pour instruments et électroacoustique avec le spectacle Longtemps j’ai dormi dans l’oreille de ma mère, poème de Dominique Sampiero, avec Bruno Angelini et Vivien Trelcat, longue évasion sonore à écouter au casque.
Par ailleurs, Pierre Badaroux écrit pour le théâtre (La Guerre de Robert, texte de R. Cause, Les Juifs de G.E Lessing), la musique de chansons pour le comédien Th. Gaubiac, pour lequel il réalise un disque et réalise de nombreux arrangements sur des musiques de films noirs pour le duo Deux voix dans la nuit, qu'il mène avec la chanteuse percussionniste Delphine Labey et/ou des ensembles vocaux, la musique de vidéo pour l’artiste contemporaine Blanca Casas-Brulet
Au fil de ses créations, il joue avec de nombreux musiciens, Didier Petit (violoncelle) et Catherine Delaunay (clarinette), Thierry Balasse (électro-acoustique), Olivier Benoit (guitare), Jean-Charles Richard (sax), Bruno Angelini (piano), Thierry Péala (chant), Nicolas Larmignat (batterie), Elise Caron (voix), ou les comédiens, Olivia Kryger, Jacques Bonnaffé, Thomas Gaubiac. Son parcours d'instrumentiste l'a fait travailler dans les domaines du jazz avec, entre autres, le Grotorkestre, Jean Mereu, Alain Chaleard, Daniel Malavergne, Isabelle Olivier, Daniel Mille, de la chanson française avec Orphéo Baltazar, anglo-saxonne avec Johan Asherton, de la danse avec la compagnie Thierry Niang, du théâtre pour le spectacle La guinguette a rouvert ses volets (3 nominations aux Molières 2005), de la performance (lecture musicale, art contemporain...).
Il anime des stages sur la pratique de l’improvisation libre et l’accompagnement de films muets, la relation image/musique et la mise en sons d’extraits de films, la création de carte postales sonores, la création de livres sonores (Rue du Monde) par la pratique instrumentale et électronique. Il a été accompagnateur des stages de jazz vocal de Crest pendant 6 ans.

 

DISCOGRAPHIE : Johan Asherton, “Ambers songs” - Willing/Mosaic music 2005 - FFFF Télérama, CD du spectacle “La guinguette a rouvert ses volets”, IF “Poisson rouge”, Orphéo Baltazar “Jaune”, « Du surréalisme et des aborigènes » , « fruits urbains », …